Interview Laurent Gaudens, fondateur de l’institut Dulcenae et président de l’association Burns and Smiles.

 

  • Pouvez-vous nous expliquer en quoi votre institut est différent d’un institut ordinaire ?

Si je devais ne retenir qu’une différence, c’est celle de l’hyper personnalisation du soin ! Aucun protocole n’est conçu à l’avance, ni duplicable sur l’ensemble de la clientèle ! Il est vraiment proposé et composé le jour J avec la personne. Car entre le moment où l’on prend rendez-vous et le jour du soin, mille événements sont intervenus dans une vie qu’il faut savoir prendre en compte. Plus que des types de peau, il faut savoir accueillir des instants de peau.

  • Pourquoi cette initiative ?

En dehors mon expérience personnelle en tant que grand brûlé et de la difficulté que j’ai éprouvé à trouver une offre de soins adaptés au-delà du parcours hospitalier, le déclic a eu lieu lorsque nous travaillions sur l’une des missions de « Burns and Smiles » autour de la reconstruction de l’estime de soi. Nous avons alors découvert l’extraordinaire travail des socio-esthéticiennes qui opèrent essentiellement au sein du milieu médical ou associatif …et nous nous sommes dit qu’il fallait rendre, ce savoir-faire unique, accessible au plus grand nombre !

  • Pouvez-vous nous expliquer la différence entre une esthéticienne et une socio-esthéticienne.

Historiquement, la pratique de la socio-esthétique est consacrée à des personnes fragilisées par une atteinte à leur intégrité physique, psychique ou encore en détresse sociale. En terme de formation, la différence est claire. Par exemple, les esthéticiennes ne peuvent intervenir que sur des peaux dites saines, là où les socio-esthéticiennes sont formées à accompagner tout type d’affections cutanées. Par ailleurs, la dimension psychologique de leur accompagnement est centrale. Il s’agit d’offrir un soin relationnel au-delà d’un soin esthétique.

  • L’institut sera donc ouvert principalement aux « corps abîmés » ?

Non car nous avons justement fait le pari de l’inclusion !  Nous n’avons donc pas vocation à stigmatiser les corps abimés, le handicap, la maladie. Tout le monde peut et doit avoir accès à nos instituts. L’inclusion, c’est précisément inclure tout le monde ! Les corps abimés autant que ceux qui ne le sont pas mais qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement unique et personnalisé !

 

Source :

https://www.dulcenae.fr