L’étiologie, c’est-à-dire la recherche des causes de la maladie fait apparaître 4 classes de facteurs :

 

COMPRENDRE - Psoriasis - Etiologie

 

Les origines peuvent avoir quatre sources principales :

 

  • les facteurs infectieux : les infections virales favorisent les poussées (cas de la rhino-pharyngite à streptocoque qui précède souvent la survenue d’un psoriasis en gouttes chez l’enfant, ou du VIH qui accroît la fréquence et la gravité des poussées chez le sidéen,…)

 

  • les facteurs médicamenteux : la prise de certains médicaments (anti-inflammatoires non stéroïdiens, bêta-bloquants, lithium, quinidines, interféron,…) peut déclencher une poussée.

 

  • les facteurs génétiques : Tous ces facteurs ne suffisent pas à déclencher une poussée s’il n’existe pas de terrain prédisposé. Le psoriasis atteint majoritairement un seul individu au sein d’une famille, mais plus d’1/3 des patients ont un autre membre atteint dans leur famille.

Le psoriasis est une maladie génétique due non pas à un seul gène mais à un bouquet de gènes dont certains ont déjà été identifiés parmi les quelque 100 000 qui composent le génome humain.

 

  • les facteurs environnementaux :

Ils sont de deux types :

 

– Les facteurs externes :

Le frottement des vêtements, l’emploi de certains savons, détergents synthétiques, cosmétiques, les douches trop chaudes, le tabagisme, les changements de saison,…

 

– Les facteurs internes :

Essentiellement d’ordre psychologique : dans 2/3 des cas, le stress précède de moins de 2 semaines le début de la maladie ou d’une poussée (Docteur Misery, Brest).

Il peut être d’origine physique (traumatisme, intervention chirurgicale) et plus souvent psychique (choc affectif, problèmes relationnels,…).

 

 

L’intrication de la peau et du système nerveux est bien connue. Sous l’effet du stress, le système nerveux libère des substances chimiques, les neuromédiateurs, qui fragilisent l’imperméabilité de la barrière cutanée, favorisent le renouvellement accéléré de la peau et entretiennent un phénomène inflammatoire. D’autre part, les sujets atteints de psoriasis auraient un profil psychologique qui les rendrait plus vulnérables au stress… y compris au stress induit par le psoriasis lui-même.

 

Il est donc possible que « les psoriasiques très réactifs au stress ressentent une détresse psychologique induite par le psoriasis et par les contraintes psychosociales qui en résultent, plutôt que par les évènements stressants eux-mêmes. » (Pr Jean-Paul Ortonne)