On entend parfois dire que « faire rentrer l’eczéma fait sortir l’asthme ».

Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Il s’agit d’une croyance populaire non fondée. Il est vrai qu’après disparition de la DA, on observe parfois un syndrome dermorespiratoire plusieurs années plus tard sous forme d’asthme et de rhinite allergique qui sont deux autres manifestations de l’atopie. Cela est loin d’être systématique d’une part, et d’autre part, ces affections peuvent survenir en dehors de toute poussée préalable de DA.

 

Il semblerait que la consommation de tabac ou d’alcool n’accroisse pas le risque de psoriasis de façon significative (étude du Pr. Vaillant, Tours) ?

 

Il est cependant incontestable que l’accumulation de déchets toxiques liée à une mauvaise hygiène de vie affaiblit le foie et perturbe le système immunitaire.

On sait par ailleurs que la consommation abusive d’alcool entraîne une déplétion (perte) en zinc dont le rôle est important dans la guérison de la peau. Le risque le plus important est sans doute celui de l’aggravation des effets secondaires de certains médicaments pris dans le cadre du traitement.

 

Que peut-on faire pour améliorer les conditions d’habitat de l’atopique ?

 

1 – vérifier que l’eau du robinet n’est pas trop calcaire,

2 – préserver l’enfant du tabagisme passif, à la maison et en voiture,

3 – veiller à la qualité de l’air dans la maison : aérer fréquemment les pièces, maintenir un degré d’humidité normal (taux hygrométrique de 40% environ), éviter de surchauffer.

4 – faire la chasse aux allergènes : éliminer les nids à poussière (moquette, tapis, tentures et rideaux, bibelots,…), choisir des peluches lavables, éviter les animaux et les plantes vertes dans la chambre de l’atopique, passer régulièrement l’aspirateur et pulvériser des produits anti-acariens, s’équiper en housses de matelas et d’oreiller anti-acariens.

 

Les dermocorticoïdes sont-ils la panacée que l’on présente habituellement ?

 

Ils ont une action anti-inflammatoire rapide mais leur usage est délicat. Leur prescription est adaptée à chaque individu.

Cela amène à proscrire la transmission « sauvage » d’un produit entre membres d’une famille d’atopiques (les dermocorticoïdes de niveau 1 sont en particulier déconseillés chez l’enfant). L’application sur le visage (surtout sur les paupières) devra être prudente et sur une période courte du fait des effets secondaires possibles (atrophie cutanée, rosacée,…). Chez le nourrisson, on évitera la région sous les couches. A la longue, il n’est pas rare de constater le développement d’une allergie au produit.

 

COMPRENDRE - Dermatite atopique - Questions:réponses - dermocorticoides

Dermite post-cortisonique

 

J’ai un « bouton de fièvre » qui me titille de temps à autre.

Y a-t-il alors un danger pour mon enfant atopique ?

 

Oui, il faut éviter autant que faire se peut les contact directs des lésions car la transmission du virus de l’herpes est facilitée par la fragilisation de la peau de l’enfant. La contamination de l’enfant peut entraîner une infection sévère, avec l’envahissement d’autres régions cutanées. Si l’aspect des lésions évolue (apparition de petites cloques) ou si l’enfant semble anormalement fatigué, contactez votre médecin.