Les règles de la toilette de l’enfant atopique

 

  • éviter l’eau trop chaude qui accroît la xérose (pas plus de 37°C au cours des premiers mois, puis 32°C à partir du 6ème mois) et son contact prolongé : l’eau a un effet de  » délipidation  » et peut détériorer le manteau protecteur de la peau
  • éviter les savons trop irritants (employer de préférence un savon surgras à pH neutre ou acide). Bien rincer afin d’éliminer toute trace de produit nettoyant
  • éviter de sécher l’enfant en le frictionnant. 
Le couvrir avec une serviette et tamponner doucement
  • appliquer, de préférence après le bain et sur la peau encore humide, un soin émollient sur toute la surface du corps afin de combattre la sécheresse de la peau, surtout en hiver, et améliorer la cohésion des kératinocytes. Masser longuement le corps de l’enfant, mais éviter l’excès de lubrification. Parmi la vaste gamme des produits, certains associent céramides, cholestérol et acides gras essentiels. L’intolérance à un cosmétique est fréquente chez l’atopique. Elle se manifeste par une aggravation des lésions et l’apparition de rougeurs ou de picotements. Les émollients contenant de l’urée, de l’acide salicylique (pour les petits), du parfum ou du baume du Pérou sont à éviter.

 

Les lessives

Les lessives et les adoucissants peuvent être irritants. Il est conseillé de rincer les vêtements avec de l’eau claire (certaines mamans ajoutent une à deux cuillerées de vinaigre lors du dernier rinçage) et de ne pas faire sécher le linge à l’extérieur durant la saison pollinique.

 

Les vêtements

Choisir des vêtements en coton. Les textiles synthétiques favorisent la transpiration et entretiennent l’irritation. Méfiance également vis-à-vis des textiles rêches, des étiquettes et de la laine portée directement sur le corps.

 

L’alimentation

L’allaitement maternel semble être une mesure préventive intéressante dans les familles d’atopiques.

Si possible, le prolonger pendant 6 mois et éviter une diversification alimentaire trop précoce. En particulier, l’introduction de l’arachide ou de l’œuf est déconseillée au cours de la première année. L’observation personnelle permettra l’éviction des allergènes alimentaires. Leur exploration peut être réalisée au moyen de « prick test » à lecture immédiate ou par recherche des IgE spécifiques.

Pour ne pas se tromper dans le dosage des corticoïdes

La quantité de crème à étaler est évaluée en unité phalangienne ou FTU (finger type unit) : c’est la longueur de la dernière phalange d’un adulte. A titre d’exemple, entre 3 et 6 mois, le nombre de FTU requis est de :

  • 1 à 2 (visage et cou)
  • 1 à 2,5 (bras et main)
  • 1,5 à 4,5 (jambe)
  • 1 à 3,5 (tronc)
  • 1,5 à 5 (tronc et fesses)

L’abus comme la parcimonie sont préjudiciables, et si aucune amélioration n’est constatée en 48 heures, il convient de consulter à nouveau le médecin. Les corticoïdes ne sont appliqués qu’une fois par jour, de préférence après la toilette du soir.

 

Ne pas vacciner l’enfant pendant une poussée

Les vaccinations ne sont pas contre-indiquées à l’exception du vaccin antivarioleux. Lorsque l’enfant est sensibilisé à l’œuf, un retard de vaccination peut être justifié pour le ROR (Pr Guillet).